Natura 2000
Bulletin 2010Le CAUE
Conseil d'Architecture, d'Urbanisme et de l'Environnement d'Eure-et-Loir
Les élus ont la responsabilité de gérer leurs bâtiments et l'aménagement des espaces de leur territoire. Face à un problème donné (réfection d'un espace public, petits traitements paysagers, réalisation de nouveaux équipements, ...), ils ont besoin de disposer de l'ensemble des informations susceptibles de guider leurs décisions et de les aider à choisir des solutions harmonieuses pour l'environnement.Lien vers les cahier du CAUE
Le Livre blanc et la consultation des EuréliensLe Livre blanc et la consultation des Euréliens
Solliciter l’avis des habitants sur les grandes orientations et les projets qui permettent de construire le présent et l’avenir de l’Eure-et-Loir
Pour améliorer la qualité de l’air intérieur : aérez !
Nous passons en moyenne quatorze heures par jour à notre domicile. La qualité de l’air que nous y respirons peut être dégradée par des sources différentes comme le tabagisme, les produits d’entretien et de bricolage (leurs composants sont très volatils), la combustion défectueuse des appareils de chauffage ou de production d’eau chaude (elle peut libérer du monoxyde de carbone, qui peut être mortel), les animaux et acariens (ils sont des facteurs d’allergie très répandus). Les effets sur la santé vont d’une simple gêne à des pathologies touchant principalement le système respiratoire : maux de tête, irritations des voies respiratoires, allergies... Certaines personnes y sont particulièrement sensibles (les nourrissons, les enfants, les femmes enceintes, les personnes âgées ou les personnes atteintes de maladies chroniques). De simples réflexes au quotidien permettent de respirer un air plus sain.
L’aération quotidienne et la ventilation, garantes d’un air intérieur plus sain
Chaque jour, hiver comme été, aérer pendant dix minutes, permet de renouveler l’air dans le logement.
La ventilation est également un bon moyen de renouveler l’air intérieur. Si tous les logements ne sont pas équipés d’une ventilation mécanique contrôlée (VMC), une ventilation « naturelle » est prévue, qui permet la circulation de l’air dans le logement. Il ne faut donc pas boucher les entrées d’air, grilles ou bouches d’aération et il faut penser à les entretenir. Pour plus d’informations sur le sujet, le guide de la pollution de l’air intérieur et le site www.prevention-maison.fr répondent à de nombreuses questions sur le sujet.
L' environnement
Au XXe siècle, le sens de "nature"
Les définitions de la fin du XXe siècle évoquent l'environnement naturel : « le milieu dans lequel un organisme fonctionne, incluant l'air, l'eau, la terre, les ressources naturelles, la flore, la faune, les êtres humains et leurs interrelations » (c'est la définition francophone retenue par la norme ISO 14001:1996). Ce sens a été largement diffusé par la création des ministères de l'environnement et des lois de protection de l'environnement dans le troisième quart du XXe siècle.
À la fin du XXe siècle, en politique, ou dans les milieux associatifs, le terme fait référence au monde naturel ou à la naturalité d'une partie de l'environnement modifié par l'homme ou tel que globalement perçu par l'homme, comme ressource, pas, peu, difficilement, lentement ou coûteusement renouvelable, et comme subissant les impacts croissants du développement et des pollutions, de la fragmentation ou d'une destruction.
- Il évoque aussi la qualité de vie et les aménités.
- Les efforts visant à limiter la pollution et nuisances (sonores notamment), à réduire le gaspillage énergétique, à améliorer le traitement des déchets etc.
Ces efforts sont parfois classé dans une notion un peu vague ; l'environnementalisme.
Le souci humain pour son environnement, entre autres, a créé des mouvements associatifs et politiques dits « écologistes », « environnementalistes » ou « verts ». Ces mouvements envisagent une nouvelle politique ou une société évoluant de manière à concilier le développement humain et la restauration, la protection et une bonne gestion de l'environnement. Certains évoquent la notion d'écologisme, éventuellement de droite ou de gauche, incontestablement de plus en plus présent et reconnu dans notre société comme l'atteste le relatif succès des Verts en Europe et les sondages qui depuis quelques années classent l'environnement (selon les lieux et moments) au 1er, 2e ou 3e plan des préoccupations avec le chômage et la lutte contre l'insécurité.
Le terme environnement ne doit pas être confondu avec le terme écologie, qui fait référence à la science des processus et cycles de vie dans le monde naturel, sans se limiter à l'humanité.
Une modification de notre perception de l'environnement est liée aux enjeux écologiques majeurs, locaux et globaux, qui émergent fortement à la fin du XXe siècle dans les domaines du social, de l'écologie et du politique et de la culture et du savoir...) : Le mot « environnement » tend à prendre une dimension de plus en plus mondiale, intégrant la mondialisation et ses effets et une forte dimension prospective. Cette prise de conscience a notamment eu comme points d'orgue le Sommet de la terre de Rio en Juin 1992, suivi d'un travail d'état des lieux traduit notamment par le Millenium Ecosystems Assessment.
La relation entre l'homme et son environnement est aujourd'hui au centre d'âpres débats philosophiques et épistémologiques aux conséquences socio-économiques importantes. Une première conception considère l'environnement comme une matière à sculpter, un territoire à structurer, à (a)ménager. Il semble que les positions individuelles et collectives puissent se situer entre deux visions du monde ;
- Une première conception de l'environnement qui affirmerait la domination de l’homme sur la Nature dont il tire les ressources lui permettant de se nourrir, de se vêtir et, au sens large, de s'adonner à une activité industrielle. Cette conception reçoit l'appui de la Bible et légitime une exploitation des ressources naturelles basée sur des critères uniquement économique.
- Une seconde conception, opposée, qui situerait l'homme au niveau de son environnement, et qui insiste sur la responsabilité du premier dans la bonne gestion des ressources à sa disposition et sur l'interdépendance entre les activités humaines, l'évolution de l'environnement.
